
Réuni en Conseil des ministres le vendredi 22 mai 2026, l’État va tout revoir et va s’attaquer à la structuration et au financement des associations
A ce qui semble, la restauration des valeurs va enfin toucher le mouvement sportif pour chasser les vieux reflexes. En effet, réuni en Conseil des ministres le vendredi 22 mai 2026, le gouvernement a franchi un cap décisif dans la réforme du sport national.
Sur présentation du ministre de tutelle, Paul Ulrich Kessany Zategwa, ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, chargé de la Vie Associative, deux projets de décret cruciaux ont été adoptés afin de moraliser, assainir et valoriser l’écosystème associatif sportif en République Gabonaise.
Ces textes réglementaires visent un double objectif : définir des règles strictes pour l’obtention de l’agrément technique et conditionner l’accès aux subventions de l’État.
Un encadrement juridique strict pour l’agrément technique
Le premier projet de décret met de l’ordre dans la reconnaissance officielle des structures sportives. Désormais, les modalités relatives à la délivrance, au renouvellement, à la suspension et au retrait de l’agrément technique des associations sportives obéissent à des critères rigoureux.
Prises en application de l’article 95 de la Constitution et des articles 60 et 62 de la loi n°033/2020 du 22 mars 2021 portant orientation de la politique nationale du sport, ces dispositions mettent fin à l’amateurisme. Les associations devront justifier d’une gestion administrative transparente et d’un projet technique viable, sous peine de voir leur agrément suspendu ou retiré.
Financement public : la fin du guichet ouvert
Le second texte s’attaque au volet financier en encadrant les conditions de subvention des associations sportives agréées. L’argent public ne sera plus distribué sans contrepartie claire. Pour prétendre à l’aide de l’État, les structures devront impérativement posséder leur agrément technique à jour et s’aligner sur les exigences de performance et de transparence édictées par le ministère.
Cette mesure s’inscrit en droite ligne avec la volonté affichée par le ministre Kessany d’optimiser les ressources publiques et de responsabiliser les acteurs du mouvement sportif.
Vers une valorisation de toutes les disciplines
L’adoption de ces décrets matérialise la vision de la « nouvelle gouvernance » impulsée par le Président de la République. Loin de se focaliser uniquement sur le football, cette réforme globale cherche à structurer et valoriser l’ensemble des disciplines sportives à travers le pays.
Pour le Ministère des Sports, il s’agit de bâtir des fondations solides pour faire émerger une élite compétitive sur la scène internationale, tout en assurant une pratique saine et encadrée du sport de masse sur toute l’étendue du territoire national.































































