
Analyste des questions de sport, formateur en communication, l’éminent journaliste camerounais, connu aussi sous le surnom « La Plume de Jésus « , vient apprécier la situation actuelle du mouvement sportif gabonais. A lire.
« LA RÉVOLUTION KESSANY !
Les douleurs intenses doivent provoquer des colères normales. La cure engagée au Gabon par l’ancien capitaine des Panthères, aujourd’hui Ministre des Sports, ne pourra livrer ses fruits que si tout le monde accepte malgré la douleur d’abandonner les mauvaises habitudes, d’aller jusqu’au bout. Il a décidé de tout remettre à plat. De recommencer tout. Et de relancer tout. Le mouvement sportif retient son souffle.
Les critiques fusent, les appréhensions se multiplient, mais la vision d’un Gabon sportif nouveau envoie des lueurs d’espoir, entre les persiennes des fenêtres fermées des habitudes, que personne n’avait le courage d’attaquer et qui ont dressé le lit de l’échec.
La décision de suspendre le processus électoral à la Fegafoot et au Comité Olympique fait peut-être plus parler, mais à la réalité, c’est la conséquence d’une révolution plus douce que très peu perçoivent.
« Protéger le mouvement sportif gabonais«
En fait, le Ministre Kessany veut protéger le mouvement sportif de façon définitive de toutes les infiltrations et chantages politiques à venir. Il a donné six mois à toutes les fédérations sportives pour se conformer aux exigences administratives de fonctionnement administratif.
La révolution, c’est le guichet unique qu’il a mis en place, pour la centralisation de toutes les données, que personne, même pas les responsables des fédérations n’arrivaient à retrouver. Une fois cette étape bouclée, personne ne pourra plus faire le chantage des agréments aux fédérations.
C’est ubuesque qu’une fédération ne puisse présenter un agrément de fonctionnement et avance de fait sur la tolérance administrative. C’est une mesure de protection du mouvement sportif.
Le Ministre Kessany est une chance pour le sport gabonais. Son tempérament et son cursus plaident pour lui et ses combats antérieurs pour la valorisation des footballeurs gabonais, lui donnent la crédibilité pour installer cette révolution au profit de ce pourquoi il se battait hors du gouvernement. Souvenez-vous, il avait fait annuler à l’époque le processus électoral à la Fégafoot. Un acte historique dans le pays. Parce qu’il a la maîtrise de l’écosystème du football de terrain et de son administration.
Aux acteurs d’en profiter, et de s’éloigner du mimétisme de rébellion. Parce que le Gabon ne ressemble pas aux pays qui eux ont au moins une armoire à trophées considérables. Et le visage catastrophique affiché lors de la dernière CAN, devrait activer de façon logique le levier de l’humilité. Courage Capi ».






























































