
Candidat à la présidence du Comité national olympique, ce militaire bien connu du milieu sportif gabonais veut rehausser l’image d’une institution gangrénée par des scandales et toutes sortes de frasques.
A quelques jours de l’élection à la présidence du Comité national olympique, la campagne bat son plein dans les coulisses, les projets diffèrent les uns des autres. Mais les méthodes, les arguments et les profils sont déterminants pour le grand trône.
Et pour prendre le cas du candidat Sylvain Florient Pangou Mbembo, Général de division, président de la Fédération gabonaise de handball, c’est apparemment l’homme qu’il faut en ce moment au Comité national olympique dont deux des quatre années de mandature constituent un véritable gâchis en termes de gestion, tant on a plus brillé dans les scandales que dans la sérénité.

Une déchéance de gouvernance !
Bruits de mauvaise gestion des ressources financières des JO Paris 2024 au cours desquels certains présidents des fédérations auraient été réduits au rang de petits mendiants. Idem pour les Jeux islamiques en Arabie Saoudite.
Démission en cascade des membres du Comex, plaintes et gardes-à-vues de collaborateurs du président sortant, plusieurs plaintes pour affaires diverses et en cours aussi contre le président sortant.
Et comme si cela ne suffisait pas, souillure de l’image du pays à l’étranger comme le cas de l’Assemblée générale de renouvellement du Comex de la zone 4 de l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA), prévue du 15 au 17 janvier 2025 à Ndjaména au Tchad. Le Gabon avait raté le poste de SG qui nous était échu à cause des conflits d’ego au sein du Comex du CNOG.
Ce que Léon Folquet a appelé des « déviations et dérives » qui n’ont plus « permis au Comité olympique d’être l’élément fédérateur des fédérations ».
La solution : nouvelle forme de gouvernance du Général Pangou
Que dire face à cette déchéance administrative et de gestion ? Le Général candidat semble avoir trouvé la solution. « Au-delà d’impulser une nouvelle dynamique et une nouvelle forme de gouvernance et de transparence et de rigueur, nous voulons aussi faire du Comité national olympique un acteur dynamique du CIO pour le développement du sport dans notre pays et dans le prolongement de l’action du gouvernement et du président de la république », nous a-t-il déclaré.
A ce qui semble donc, la maison a connu une souillure profonde. Et pour le Général, « Le but premier de cette candidature est donc de ramener la sérénité dans la maison ».

Une équipe hyper dynamique et d’hommes d’expérience
Pour arriver à mettre en œuvre son projet intitulé « Agissons ensemble pour moderniser le modèle sportif gabonais », il a choisi des hommes et des femmes rompus à la tâche et dont la probité morale semble reconnue et partagée par le grand nombre.
Un rouleau compresseur composé de José Walter Foula (Vice-Président 1 et SG sortant), Edith Florida Biyoghé (Vice-Président 2 et ancienne présidente de la Fédération gabonaise de wushu), Sylvain Lindzodzo (Vice-Président 3 et ancien haut cadre du ministère des Sports), Mauwa Olivia Ntoutoume (Vice-Président 4 et cadre de la maison), Ericka Sandrine Amiar (Vice-Président 5), Anaclet Mathieu Taty (Secrétaire Général et président de la Fédération gabonaise d’athlétisme) et Rachel Benzeng B’Amvane (Trésorier Général et ancienne vice-présidente du Comex sortant).
Avec un tel arsenal de têtes pensantes, il n’est plus de doute que la liste conduite par le Général Pangou soit la meilleure pour sortir notre Comité olympique de ses frasques et de ses déchirures internes. Celle souhaitée par le président Folquet, celle qui « permet à toutes les fédérations de bénéficier de toutes les avantages qu’offre le CIO ».
































































