
Malgré la promesse de bourse faite à sa fille lors des JO de Paris, aucune bourse olympique versée, aucune prise en charge durable, aucune prime de performance, aucune reconnaissance officielle, aucun accompagnement structuré. La dame serait à bout.
Kenza Falana est une jeune athlète gabonaise de 19ans, lanceuse de marteau née d’une famille modeste. Vice-championne d’Afrique U20, 16e mondiale, elle ne doit ces performances que grâce aux efforts de sa maman qui semble à bout en raison de ses moyens désormais très limités.

« Depuis plusieurs années, je mène seule un combat discret aux côtés de ma fille Kenza Falana, jeune athlète gabonaise spécialisée au lancer de marteau.
À 19 ans, elle termine sa 2ᵉ année de psychologie à l’Université Paris Nanterre avec des résultats solides, tout en représentant dignement le Gabon au niveau international.
Lors des Jeux Olympiques de Paris, elle avait été détectée et une bourse olympique lui avait été publiquement promise. J’ai voulu croire à cette promesse.
En janvier 2025, malgré des moyens limités d’une famille de six enfants, j’ai financé seule son intégration au centre de haut niveau Athletica à Eaubonne, pour lui permettre de progresser dans de bonnes conditions.
Quelques mois plus tard, elle devenait vice-championne d’Afrique U20 au lancer de marteau sous les couleurs du Gabon et aujourd’hui 16ème du monde.
Depuis :
Aucune bourse olympique versée, aucune prise en charge durable, aucune prime de performance, aucune reconnaissance officielle, aucun accompagnement structuré.

Et pourtant, elle continue de progresser :
- 59,46 m aux championnats de France hivernaux de lancer 2026 à Nice, 60,13 m aux interclubs 2026 à Grenoble, 61,06 m le 24 mai 2026 à Fränkisch-Crumbach (nouveau record national ).
Depuis le 18 janvier 2026, elle est qualifiée pour les Championnats du monde U20 d’Eugene en août 2026.
Mais à ce jour, nous n’avons aucune information claire sur sa prise en charge, son déplacement, sa préparation officielle.
Derrière ces performances, il y a une réalité invisible : une famille qui finance tout, des dettes, du matériel acheté à titre personnel, des démarches administratives complexes et une mère épuisée qui essaie simplement d’accompagner sa fille pour qu’elle puisse performer.
Une cagnotte solidaire a même été nécessaire pour financer un stage en Espagne en avril dernier.
Je prends la parole aujourd’hui une dernière fois. Non pas dans la colère. Mais dans la fatigue et la lucidité.
Il devient difficile pour une famille seule de porter ce qui devrait relever d’un accompagnement national, lorsque des résultats internationaux sont là.
Ma fille continuera à avancer avec discipline, sérieux et dignité. Mais il faudra désormais envisager une autre manière de continuer : plus stable, plus humaine, plus soutenable ».






























































