
Regard de Sylvestre Engohang Obiang, ancien manager financier de la Fégafoot, ancien membre du Conseil d’Administration de la Linaf et ancien SG de l’USO qui estime même que le communiqué de presse publié le 23 juin 2026 par le Comex de la Fégafoot est une insulte à l’intelligence des Gabonais.
En annonçant avec une sérénité déconcertante le choix du futur sélectionneur des Panthères pour la mi-juillet, cette équipe dirigeante sortante fait preuve d’une audace qui frise l’inconscience. De quelle légitimité, de quelle légalité et de quel droit moral ce comité en sursis se prévaut-il pour engager l’avenir du football national ?
Le hold-up institutionnel d’un comité en fin de course
Sur le plan légal et éthique, la démarche est intenable. Un comité exécutif en bout de mandat depuis avril dernier, n’a plus la légitimité requise pour prendre des décisions stratégiques à long terme. S’obstiner à ficeler un contrat majeur avec un staff technique complet relève du sabotage managérial. Comment ose-t-on lier les mains du football gabonais pour les années à venir alors que cette équipe sortante est déjà sur le départ ? C’est un déni flagrant de responsabilité.
Le gouffre financier du TAS : des milliards de francs CFA jetés par les fenêtres
Ce communiqué feint d’ignorer un passé récent et infâmant. Rappelons que même au sommet de sa légitimité, ce Comité Exécutif a brillé par une incompétence juridique et administrative devenue légendaire. Les dossiers des précédents sélectionneurs nationaux et techniciens restent des plaies ouvertes :
- Jorge Costa (Camacho) : Un limogeage amateur payé au prix fort.
- Daniel Cousin : Une gestion contractuelle désastreuse et humiliante.
- M. Garrido (ancien DTN) : Une rupture abusive gérée en dépit du bon sens.
Rappelons la dure réalité des faits, c’est que tous ces techniciens ont traîné le Gabon et non la Fégafoot, devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne. Et ils ont tous gagné.
Ces procès en cascade ne sont pas de simples erreurs de parcours. Ils représentent un véritable saccage financier, se chiffrant en centaines de millions, voire en milliards de francs CFA d’indemnités de licenciement et de dommages-intérêts. Ce sont les caisses de l’État, l’argent du contribuable gabonais et les ressources qui auraient dû financer le football local et la formation des jeunes, qui ont été dilapidés pour réparer l’incompétence notoire de ces dirigeants.
Laisser ce comité agir, c’est se tirer une balle dans le cœur
Permettre à ce même comité de finaliser les discussions « très avancées » dont il se vante, c’est accepter de tendre la joue au prochain bourreau financier du football gabonais. C’est, de toute évidence, se tirer une fois de plus une balle monumentale dans le pied. C’est courir délibérément vers une nouvelle plainte au TAS, vers de nouvelles saisies de comptes et vers une énième humiliation du Gabon à l’international.
Appel solennel au Ministère des Sports : Il faut siffler la fin de la récréation !
Face à cette dérive et au danger imminent qui guette notre football, le silence n’est plus une option. Nous lançons un appel urgent et solennel à l’intervention des autorités sportives, en tête desquelles le Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Monsieur le Ministre, la tutelle ne peut pas rester spectatrice ou complice de ce hold-up. Il est de votre devoir régalien de préserver les deniers publics et de protéger l’image du Gabon. Le ministère doit immédiatement taper du poing sur la table, stopper cette procédure de recrutement et mettre sous tutelle ou suspendre les prérogatives de ce comité sortant en matière d’engagements contractuels majeurs.
La transition vers une nouvelle gouvernance propre, responsable et juridiquement compétente doit être imposée avant qu’il ne soit trop tard. Le football gabonais a trop saigné ; il est temps de siffler la fin de la récréation ! »































































