
L’ancien Secrétaire général de l’USB, accuse la Fédération d’excès de pouvoir du fait du maintien de sa décision de le suspendre de toute activité du football après avoir pourtant été blanchi par le tribunal d’Oyem, après neuf mois de détention.
Manager Lumière Nguéma n’est pas un enfant de chœur. Au lendemain de sa détention à la prison régionale d’Oyem le 14 août 2025 pour les faits d’atteintes aux mœurs, d’attouchements sexuels et d’entrave à l’action judiciaire, la Fégafoot avait pris la décision de lui interdire de toute activité du football à titre conservatoire.
Libéré le 7 mai 2026 pour non-lieu après neuf mois de détention, l’ancien Secrétaire général de l’USB ne comprend pas pourquoi cette sanction de la Fégafoot n’est toujours pas levée. Obligé de porter plante à la Fégafoot pour « excès de pouvoir ».
A ce qui semble, le 21 mai 2026, le coach Lumière raconte avoir « saisi la Fégafoot par voie d’huissier de justice au moyen d’une mise en demeure accordant à cette dernière un délai de huit jours pour procéder à la levée immédiate d’une mesure désormais devenue abusive, arbitraire et sans fondement ».
Malgré tout, la Fégafoot n’a toujours pas réagi alors que depuis deux mois, la décision du TPI d’Oyem a blanchi le dirigeant sportif.
Mutisme de la Fégafoot et violations des règles
Déclaré donc innocent et toutes poursuites engagées à son encontre définitivement éteintes, le coach Lumière justifie sa procédure judiciaire. Il s’agirait, selon lui, d’une « violation du principe de légalité disciplinaire, de la présomption d’innocence, de l’excès de pouvoir, du principe de proportionnalité, du droit à une procédure équitable, du respect du délai raisonnable, ainsi que l’atteinte à ses droits professionnels et sportifs ».
Selon lui, cette situation compromet gravement sa carrière, sa rémunération, sa réputation et ses opportunités professionnelles car « la Fégafoot aurait dû lever immédiatement sa suspension conservatoire et que cette décision aurait dû être rendue publique, comme l’avait été, avec célérité, l’annonce de sa suspension, afin de lui permettre de reprendre convenablement ses activités sportives ».
Victime de son opposition au Comex de la Fégafoot ?
Si cette affaire prend l’allure de l’incompréhensible, pour Lumière Nguéma, « cette situation serait volontairement entretenue par la Fégafoot », dont il est connu pour être l’un des plus farouches opposants à l’actuel système de gouvernance du président Pierre Alain Mounguengui.
Il soutient que « les procédures disciplinaires sportives doivent être conduites dans des délais raisonnables et qu’une mesure conservatoire maintenue pendant plusieurs mois après une décision de non-lieu s’apparente à une sanction déguisée ».
A ses yeux, au regard de la violation du principe du contradictoire par la Fégafoot durant l’instruction dans l’affaire qui l’incriminait, « cette situation nourrit des interrogations sur le rôle que cette dernière aurait pu jouer dans les fausses accusations d’agression sexuelle et d’atteinte aux mœurs dont j’ai finalement été innocenté ».
L’audience est prévue ce vendredi 10 juillet 2026 au tribunal de première instance de Libreville à 9h.
Affaire à suivre…
































































