
En désaccord avec la tendance Otha, au péril des boxeurs, le président Gabriel Abessolo a décidé de tendre encore la main à ses frères d’en face pour le bien de la boxe. Message intégral.
« Je viens m’adresser à vous aujourd’hui avec franchise et avec le profond respect que j’ai pour votre engagement dans le développement de la boxe.
La situation actuelle, marquée par des tensions, empêche malheureusement certains boxeurs de vivre leur passion, de progresser et de s’exprimer sur le ring. Et cela à mon sens, doit nous interpeller tous. Car la boxe ne doit jamais être victime des divisions administratives ou des rivalités institutionnelles.
Les dirigeants que nous sommes avons des responsabilités et ces responsabilités doivent avant tout servir les intérêts des boxeurs et de notre sport.
Empêcher un athlète de boxer pour des raisons liées à nos différends n’est pas seulement une décision administrative, c’est aussi une injustice pour ceux qui s’entraînent chaque jour avec discipline, courage et sacrifice.
La boxe est un sport de dépassement de soi, de respect et d’honneur. Elle ne doit pas devenir un terrain de rivalités où les athlètes paient le prix de nos désaccords.
Je tiens donc à vous dire ceci : nous pouvons avoir des divergences, des visions différentes, des intérêts parfois opposés. Mais les boxeurs, eux, ne doivent jamais être les victimes de ces conflits. Leur place est sur le ring, pas au milieu de nos querelles.
Pour la plupart d’entre nous, nous avions été des internationaux et pour d’autres comme moi, dans plusieurs disciplines. Mais à cause des mêmes divisions, nous n’avons malheureusement pas atteint les objectifs que nous nous étions fixés.
Je lance alors un appel à tous les dirigeants. Mettons de côté ce qui divise et concentrons-nous sur ce qui nous unit : la promotion de la boxe, la protection des athlètes et le développement de notre sport.
Je reste convaincu qu’avec un peu de sagesse, du dialogue et du respect mutuel, nous pouvons trouver des solutions qui permettent de rehausser l’image de notre noble art.
Je vous remercie »































































