Engagée sur un 200 m brasse qui n’est pas le sien, la nageuse gabonaise Axelle Moulenda-Perroy a terminé 6e en 3 min 21 s 92 ce lundi 2 novembre à la Piscine Olympique de Dakar. Quelle a été la responsabilité de la Fédération sur ce manquement?
La Fégana parle d’une « expérience riche en enseignements ». Sauf que l’enseignement principal interroge d’abord sa propre wgestion : comment une athlète dont la spécialité est le dos se retrouve-t-elle inscrite en brasse à des Jeux Olympiques de la Jeunesse ?
Sur le papier, rien d’alarmant. Une 6e place aux JOJ, un chrono de 3’21″92 pour un temps d’engagement de 3’15″21. La Fédération Gabonaise de Natation salue le courage et assume avoir choisi la participation plutôt que le forfait. Soit.
Un aveu d’échec !
Mais entre les lignes, son propre communiqué publié sur sa page Facebook est un aveu d’échec. La Fédération écrit noir sur blanc : <>
Si on décortique ce passage, tout pose problème. Qui a inscrit Axelle en brasse ? Ce n’est certainement pas le comité d’organisation de Dakar qui choisit les épreuves des athlètes. Les inscriptions se font des mois avant, via le système World Aquatics, validées par la Fédération et le CNOG.
Erreur de clic, manque de vigilance ou méconnaissance du dossier ?
Telles sont les questions que de nombreux observateurs, dont le public gabonais, se posent après cet aveu d’échec. On ne s’inscrit pas par hasard sur 200m brasse quand on est dossiste.
Aussi, selon le même communiqué, la demande de changement a échoué. Pourquoi ? La Fégana dit avoir tenté de corriger. Quand ? La veille de la course ? Sur place à Dakar ? Le règlement des JOJ est très strict : une fois les « final entries » verrouillées, plus aucune modification de discipline n’est possible. Ainsi, si la .démarche a été faite à Dakar, elle était déjà vouée à l’échec. Cela révèle un défaut d’anticipation, pas une injustice du comité d’organisation.
« Valoriser l’experience »?
Reste la question du choix final qui a été de maintenir l’engagement ou déclarer forfait. En optant pour la participation, la Fégana assume vouloir « valoriser l’expérience ». Un choix qui a ses limites.
Sportivement, aligner une dossiste sur 200m brasse, une épreuve exigeante techniquement, l’expose à un chrono en retrait de son temps d’engagement (+6 secondes) et à une lecture biaisée de son niveau. La Fédération elle-même évoque désormais la nécessité de « mieux défendre les intérêts des athlètes », de renforcer le « suivi rigoureux » et l’accompagnement.
Une autocritique qui, paradoxalement, souligne que la meilleure défense aurait été une inscription conforme à sa spécialité dès le départ.
Axelle Moulenda-Perroy n’a pas à rougir. Elle a assumé, elle a nagé. A 15-17 ans, aller au bout d’un 200m brasse qui n’est pas le tien devant toute l’Afrique, c’est du caractère. Cette 6ème place est anecdotique. Ce qui ne l’est pas, c’est le signal envoyé.































































