
Alors qu’on n’en sait rien des assises similaires de 1999, 2021 et 2023, certains se pressent de connaître déjà les résolutions de 2026. Pourquoi ces assises de 2026 pour quelles résolutions ? Eclairage du président de l’Association des footballeurs du Gabon, consultant sportif, ancien international gabonais.
« Je constate, non sans regret, que depuis quelques jours, beaucoup de commentaires sont formulés autour de la Task Force 2026, parfois sous forme de lamentations, de supplications ou de prises de position, sans nécessairement que les uns et les autres maîtrisent le tenant et les aboutissants de cette démarche.
Il est important de rappeler une chose fondamentale : le renouveau du football gabonais ne peut se construire en dehors du respect de la réglementation, de la responsabilité de chacun et du respect des prérogatives de chaque acteur. Chacun doit rester dans son couloir de compétence.
Au cœur de cette réflexion, il y a un acteur que nous avons trop souvent relégué au second plan : le footballeur. À ses côtés, les entraîneurs, les encadreurs techniques et l’ensemble des personnels qui contribuent au fonctionnement de notre football.
Il s’agit d’hommes et de femmes qui exercent une activité à caractère socio-professionnel et dont les droits, la protection, la dignité, la formation, la reconversion et les conditions d’exercice doivent désormais être placés au centre de nos préoccupations.
Où sont passées les précédentes Task Force ?
La Task Force 2026 avait notamment pour ambition de revisiter les différentes assises organisées dans notre pays, notamment celles de 1999-2000, de 2021 et de 2023, afin d’en examiner objectivement les acquis, les forces, les faiblesses et surtout les raisons pour lesquelles certaines recommandations n’ont jamais été mises en application.
Les véritables questions sont donc les suivantes : Qu’est-ce qui a fonctionné ? Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? Quels ont été les blocages institutionnels, administratifs, juridiques et financiers ? Quelles mesures devons-nous prendre en urgence pour éviter de reproduire les mêmes erreurs ?
Il ne s’agit donc pas simplement de produire de nouvelles résolutions, mais de tirer les enseignements du passé pour construire un modèle de gouvernance et de développement durable de notre football.
Pas de place à la polémique sur les conclusions de 2026
Je pense que les conclusions et recommandations issues de ces travaux seront prochainement transmises à Monsieur le Ministre de la Jeunesse et des Sports, puis rendues publiques selon le processus institutionnel prévu.
C’est à partir de ce moment que nous pourrons engager un véritable débat technique, objectif et constructif sur les propositions formulées, leur faisabilité, leur financement et surtout leur mise en œuvre.
Le football gabonais n’a pas seulement besoin de discours et de revendications. Il a besoin de réformes, de responsabilités, de respect des textes et d’une véritable volonté de protéger celles et ceux qui le font vivre.
Merci à chacune et à chacun pour son engagement et son attachement au sport national.
Que vive le sport gabonais ! Que vive le football gabonais ! »
*Le titre et les sous-titres sont de la Rédaction.




























































