
C’est ce qui semble se lire dans cette sortie d’un autre cycliste, Valdo Valère Biyogo, et qui déplore la situation actuelle du cyclisme gabonais.
Après la sortie de Placide Bipaka, ancien cycliste international gabonais, le 9 novembre dernier, un autre cycliste sort de sa réserve et s’insurge contre le fonctionnement actuel de la Fédération gabonaise de cyclisme (Fégacy), à deux mois de la Tropicale Amissa Bongo. Il s’agit exactement de Valère Valdo Biyogo.
« Nous sommes à deux mois de la Tropicale. Il devient impératif d’en parler à haute voix pour que la nation toute entière en prenne connaissance. Nous déplorons une nouvelle mort du défunt Omar Bongo qui avait institué cette compétition internationale pour valoriser le cyclisme gabonais et promouvoir les cyclistes gabonais. Nous constatons, pour le déplorer encore, que le cyclisme est mort dans notre pays par la seule volonté de son premier responsable, le Président Embinga », a-t-il déclaré dans un entretien qu’il nous a accordé vendredi dernier.
Visiblement choqué par cette situation, pour cet athlète, « On ne comprend pas comment sans aucune compétition, le président organise une sélection pour la Tropicale. Comme les autres années, la Fédération fait une sélection à partir du téléphone sans connaître ni la forme des cyclistes encore moins celle de leurs vélos. Et cela n’honore plus la discipline ni le pays face aux coureurs étrangers ».
Convaincu que la Fédération gabonaise de cyclisme s’étend sur tout le Gabon, il dit être étonné de constater que l’équipe nationale actuelle serait essentiellement constituée de jeunes coureurs de l’écurie du président Embinga venue du Haut Ogooué et de quelques têtes de Libreville alors que Mouila, Oyem et Port-Gentil ont des cyclistes beaucoup plus en jambes.
Au point de se demander « Qui sont les cyclistes qu’on appelle la nuit et qu’on ne voit pas aux entrainements et qui sont les cyclistes qui s’entrainent et qu’on n’appelle pas alors que Messieurs Paraison et Eya nous avaient habitués à faire des sélections sur la base du travail sur le terrain ? ».
Le climat n’est donc pas serein et on risque de conclure que les années se suivent et se ressemblent à la Fégacy à chaque veille de la Tropicale. Et le résultat, nous le connaissons tous. Des éliminés, des non classés et autres bons derniers !
Jusqu’à ce jour, difficile de joindre le président fédéral, Nazaire Embinga pour en savoir plus mais il va falloir que les autorités sportives prennent désormais des dispositions sur le cyclisme pour nous éviter cet habituel ridicule.