Porte-drapeau du Gabon avec Tracy Assengone, le jeune nageur Teli Khalyf Ngaka Ozavino a marqué les bassins de la Piscine Olympique de Dakar mercredi 4 novembre 2026. S’il n’a pas atteint les demi-finales, il quitte Dakar avec une victoire en série et une progression chronométrique de plus d’une seconde, symbole d’une natation gabonaise en apprentissage.
Il n’aura peut-être pas décroché son billet pour les finales, mais Ozavino Ngaka aura incontestablement marqué ces Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.
Engagé mercredi dernier pour ses premières épreuves, le jeune sprinteur gabonais a disputé deux courses en une matinée. Au 50 mètres nage libre, il termine deuxième de sa série en 28,77 secondes. Quelques minutes plus tard, il s’impose au 50 mètres papillon en remportant sa série en 31,50 secondes. Deux prestations qui ne lui permettent pas de poursuivre l’aventure, le niveau étant particulièrement relevé, mais qui constituent une étape majeure dans son parcours.
Une progression de 1,09 seconde qui change tout
Au-delà du classement, c’est le chrono qui retient l’attention. Sur le 50 m nage libre, Ozavino améliore sa référence personnelle. En effet, lors de sa précédente confrontation internationale en Algérie en 2025, il avait nagé en 29,86 secondes sur la même distance. À Dakar, il efface 1,09 seconde.
Une progression qui témoigne du travail accompli avec l’encadrement technique de la Fédération Gabonaise de Natation (FEGANA), qui a accompagné les nageurs gabonais dans leur préparation.
L’analyse des résultats permet aussi de mesurer l’exigence du haut niveau. Sur les 54 nageurs engagés au 50 m nage libre, seuls les 8 meilleurs chronos accédaient aux demi-finales. Avec ses 28,77 secondes, le Gabonais reste en retrait des références mondiales juniors, mais il a pu mesurer l’écart et identifier ses axes de progression.
Comme il l’a lui-même confié : « Je suis très heureux d’avoir pris part aux JOJ Dakar 2026. Cette participation a été une très belle expérience, riche en émotions et en apprentissages. »
Au-delà des résultats, c’est bien un parcours riche d’enseignements et une belle promesse pour l’avenir de la natation gabonaise qui se dessine à Dakar. Le chemin continue.


























































