
Impératif à la fois sportif et socio-économique, continuité des activités sportives et de préservation de la compétitivité des acteurs, soutenir l’écosystème économique et social du football. Pourtant si clair !
Depuis quelques jours, une polémique créée et entretenue par une certaine catégorie d’acteurs du football, fait la une des conversations. Il s’agit de la suspension du processus électoral pour des raisons de non-conformité des acteurs électeurs dont les clubs de D1 et D2 et leur financement pour jouer le championnat.
Dans son discours de circonstance, le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, a reprécisé le rôle du ministère des Sports, qui « oriente, soutient et contrôle l’activité des groupements sportifs et que les fédérations sportives nationales ne peuvent fonctionner régulièrement sans agrément technique », et ce, conformément aux articles 20, 59 et 60 de la Loi n°033/2020 du 22 mars 2021 portant orientation de la politique nationale du sport et de l’éducation physique en République Gabonaise.
Curieux d’entendre que le patron des Sports aura financé les clubs de D1 et D2 « non à jour ». Pourtant, Paul Ulrich Kessany a clairement évoqué le caractère particulier du championnat national de cette année. « Dans ce contexte particulier, le Ministère tient à préciser que l’organisation des compétitions nationales s’est imposée, cette année, comme un impératif à la fois sportif et socio-économique », a-t-il précisé.
A moins de faire dans la mauvaise foi et la cupidité comme semblent le faire ceux qui entretiennent ce raisonnement, le ministre des Sports a pourtant été clair en ce qui concerne l’organisation du championnat cette année. «Elle répond, d’une part, à l’exigence de continuité des activités sportives et de préservation de la compétitivité des acteurs et, d’autre part, à la nécessité de soutenir l’ensemble de l’écosystème économique et social qui en dépend. À ce titre, la saison sportive en cours présente un caractère transitoire ».
Entre garantir de peu la survie des footballeurs, des entraineurs et d’une certaine manière les arbitres. Entre contribuer au fonctionnement du secteur hôtelier, et soutenir une élection qui bénéficie à un petit groupe, l’Etat a choisi l’intérêt du grand nombre. A moins de faire dans la mauvaise foi, on dira tout simplement alors qu’on ne peut pas vouloir une chose et son contraire.



























































