
Entre frustrations, ambitions ratées de peu et opportunités d’apprentissage, le coach invite à dépasser la polémique pour se concentrer sur la résilience et l’avenir du football gabonais.
Quelques jours après les décisions de l’État concernant l’équipe nationale et l’appel à la prise de responsabilité de la Fégafoot, Saturnin Ibéla, instructeur Fifa et ancien sélectionneur des U23, livre une analyse lucide de la situation. Car dans les jours qui ont suivi ces annonces de l’État, les discussions ont été vives, parfois passionnées.
Face à ces débats, Saturnin Ibéla a souhaité clarifier son point de vue, en prenant le temps de remettre les faits en perspective. Il rappelle d’entrée de jeu que » L’équipe nationale est une équipe de souveraineté. Elle appartient à l’État. La responsabilité de l’État dans le financement et la gestion impose légitimement des interventions lorsque les résultats où l’orientation prise ne sont pas conformes aux attentes ».
Mais, prévient-il, il ne s’agit pas d’un drame unique au Gabon : la France en 2010 et plusieurs pays africains ont vécu des situations similaires, avec des mesures fortes prises par les autorités pour remettre le football sur de bons rails.
Du point de vue sportif, le technicien gabonais invite à une lecture équilibrée. Le Gabon s’est qualifié pour la Can, a été à quelques minutes d’un exploit historique dans la course à la Coupe du monde, et a montré qu’il pouvait rivaliser avec les meilleures équipes africaines. « Dans ce contexte, parler d’échec total n’a pas de sens », souligne-t-il.
Pour Ibéla, « Le véritable enjeu réside dans les enseignements à tirer des phases finales : préparation insuffisante, organisation perfectible, environnement instable… Autant de points qui doivent servir de socle pour renforcer la structure et la culture du football gabonais ».
Au final, le message est clair : « Il est temps de dépasser la polémique et de transformer chaque erreur, chaque défaite ou chaque frôlement d’exploit en opportunité d’apprentissage. La résilience, la préparation et la vision à long terme sont les clés pour que le football gabonais passe à un autre niveau, et que ses ambitions deviennent réalité ».

































































