
En attendant la notification officielle de son limogeage, le technicien burundais dit attendre tous ses droits pour rentrer dans son Burundi natal où le club l’a recruté.
Gabonallsport : Coach Patrick, nous apprenons depuis quelques jours que vous êtes limogé par Oyem AC. Qu’en est-il exactement ?
Patrick Shimaramana : « Pour le moment, je ne sais pas ce qui se passe. Je suis coach d’Oyem AC depuis 2024 et j’ai tenu toutes les catégories jusqu’aux filles. Coach de la D2 à mon arrivée, nous sommes maintenant en D1.
C’est depuis le match nul (1-1) contre Ogooué FC que le président du Conseil d’administration (Landry Nkéyi : ndlr) a pris verbalement la décision de me suspendre contre Lozosport.
Je ne sais pas de quoi il me reproche ou ce que j’ai fait et jusqu’aujourd’hui, je n’ai reçu aucune notification de suspension.
Pourtant vous n’êtes plus au banc de l’équipe.
En fait, c’est par la presse et les réseaux sociaux que j’ai appris que je suis limogé. Un nouvel entraineur aurait débuté les entrainements hier (mardi 12 mai : ndlr) mais je vous dis que jusqu’au moment où je vous parle, je n’ai reçu aucune notification officielle de mon limogeage.
On évoque un problème de discipline
Je pense qu’il y a un règlement intérieur dans chaque équipe. Je ne sais pas ce qui est autorisé de faire que je n’ai pas fait et ce qui n’est pas autorisé que j’ai fait. Pour le moment, je suis là et je me considère toujours comme entraineur d’Oyem AC.
Et si cette décision est de limogeage est maintenue ?
Oyem AC n’est pas mon club. Je suis parti du Burundi sur invitation du club qui a apprécié mon CV. Et je crois avoir montré ce que je suis capable de faire dans toutes les catégories qu’on m’a confié.
Parti de la 2e division, j’ai fait monter l’équipe en D1 et aujourd’hui, nous sommes 3e au classement général de la phase aller. Allez-y comprendre !
Maintenant s’il y a rupture du contrat, le PC sait ce qu’il y a à faire, à savoir payer mes droits, mes arriérés de salaire et payer mon billet d’avion pour me faire rentrer comme il m’a fait venir.
Vous parlez des arriérés de salaire ?
Oui il faut que je dise ce qui fâche. A Oyem AC, quand tu réclames ce qui te revient de droit, tu deviens un élément gênant. Et tout a commencé à la veille du match contre Ogooué FC. Ils ont payé les joueurs sans payer les entraineurs. Pourtant nous sommes tous travailleurs et salariés du club.
Non, qu’on trouve une autre raison de mon prétendu limogeage. Pour l’instant j’attends la suite et s’il faut que je parte je partirai.
































































