
C’est le regard du commissaire national UCI, ancien SG de la Fégacy, président du club Providence de Bitam, président de l’Association gabonaise des acteurs du cyclisme et préfet de Bitam. Il est considéré aujourd’hui comme le meilleur profil pour sortir le cyclisme gabonais de la situation actuelle.
Gabonallsport : M. le Président, quel regard portez-vous sur la situation actuelle du cyclisme gabonaise ?
Maurice Obiang : « Sans faire dans la langue de bois, cela fait dix ans d’inactivité de notre discipline. Je crois qu’il est temps que le cyclisme profite de la nouvelle dynamique impulsée par le nouveau Ministre des Sports pour la restructuration du cyclisme. Il est question de regarder et d’aider les clubs à être à jour.
Ne pensez-vous pas à un nouveau modèle de gestion donc ?
Je crois que le ministère des Sports doit encourager les bureaux des conseils locaux (mairies et assemblées départementales) à travers un partenariat qui consiste à soutenir les clubs de cyclisme de leurs localités.
Les responsables des clubs, ligues et la fédération doivent privilégier les PPP (partenariats/privé/public), au lieu de continuer à compter sur la subvention de l’Etat. Ailleurs le sport est une affaire des privés.

Dans le cadre de la coopération, il est possible de nouer avec les clubs extérieurs pour un appui technique et matériel. Et si possible, envoyer aussi des athlètes se former à l’extérieur afin de bénéficier de leur expertise.
En revenant sur le cas de la Tropicale Amissa Bongo, elle nous aura aidé à faire mieux pour le cyclisme gabonais.
La Tropicale Amissa Bongo nous a aidé à peaufiner une expertise dans la pratique du cyclisme et avec l’organisation des courses au Gabon, nous avons eu l’occasion de devenir des commissaires nationaux UCI.
Cette course avait un impact social très important, notamment la location des véhicules, les hôtels, la restauration, l’entretien des routes. Il n’est pas question de perdre cette expertise de l’organisation de cette course internationale.

Vers les années 1970, le cyclisme venait après le football. Sans faire dans la comparaison, l’organisation d’une course cycliste a un plus grand impact social.
Mr le président, plus d’un an après la fin du mandat du président fédéral. On parle d’une imminente assemblée générale de renouvellement du bureau.
Il ne faut pas qu’on retombe dans nos erreurs. En l’état, on ne peut pas parler d’AG élective, il faut que le Ministère mette en place un comité qui va recenser tous les clubs et ligues qui existent encore, vu que la pratique du cyclisme est en pleine hibernation depuis bientôt 10 ans. Au dernier recensement, on retrouve les clubs et lignes dans l’Estuaire, le Haut-Ogooué, la Ngounié, l’Ogooué Maritime et le Woleu-Ntem. Il faut faire le tour de ces localités. A partir de là, on aura un électorat sûr ».
































































