Face aux acteurs du football gabonais, le coordonnateur de la Task Force, Léon Ababé Nzé, a recadré le débat. Fini l’assistanat, place aux sponsors, aux partenaires et à l’autonomie. Un discours franc et sans détour qui rappelle à chacun ses responsabilités.
« Ce n’est pas le gouvernement qui va faire le football à votre place ». C’est en substance le message martelé par Léon Ababé Nzé devant les participants à la Task Force sur le renouveau du football gabonais qui se tient au Stade de l’Amitié d’Angondjé depuis le 22 octobre dernier.
Pour l’ancien président de la Fegafoot, aujourd’hui coordinateur des travaux, il faut changer de logiciel. Il a interpellé directement la salle sur la nécessité de « pouvoir trouver des mécanismes qui fassent en sorte que le football vive ».
Au-delà de la question financière, Léon Ababé Nzé a tenu à clarifier la volonté politique qui anime cette Task Force. En affirmant : « Personne ne nous a dit ce que nous devons faire, on nous a dit allez-y vous-mêmes et venez nous faire des propositions. Nous ne nous imposons pas, c’est le gouvernement de la République qui nous anime », il a voulu lever ainsi toute ambiguïté sur la tenue de ces travaux.
Pour le coordonnateur, le gouvernement n’entend pas imposer une réforme venue d’en haut, il impulse seulement une dynamique. Il revient donc désormais aux acteurs du football eux-mêmes de faire le travail de fond et de soumettre au gouvernement des propositions viables, crédibles et applicables pour sortir définitivement de l’impasse.
En définitive, Léon Ababé Nzé n’est pas venu caresser les acteurs dans le sens du poil. Il est venu aussi leur rappeler qu’ils sont comptables de 12 ans d’échec du football gabonais et que la balle est désormais dans leur camp. À eux de prouver maintenant qu’ils peuvent bâtir un football qui vit sans l’État. Avant d’affirmer : « Avec ou sans vous, ce championnat va se jouer ».





























































