
Si les propositions de Rémy Ebanega et son groupe de la sous–commission sont retenues, la jeunesse et le sport ont de beaux jours en perspective.
Slogans mensongers de faire du Gabon une grande nation sportive, fausses promesses d’un département ministériel qui semble oublier ses missions, gestion approximative des fédérations sportives réduites aux humeurs de leurs présidents, compétitions locales en dents de scie à défaut d’être inexistantes, infrastructures obsolètes si ce n’est inexistantes aussi. Voilà quelques grands traites du visage qu’offre le sport au Gabon depuis quelques années.

Avec le coup de la libération du 30 août 2023, une lueur d’espoir est pourtant née mais les mêmes dirigeants étant aux affaires, les mentalités semblent restées les mêmes. Si ce n’est le « Tout pour moi, rien pour les autre », c’est le « Il est contre nous, il faut l’exclure ».
Comment faire pour faire fondre ces nébuleuses qui brandissent la sacro saint principe de l’ingérence des politiques dans les affaires sportives, lorsqu’elles se sentent à certains moments interpellées ou menacées ?
Le CTRI et le Dialogue national inclusif
Guidé par l’esprit du bien pour tous, et il existe bel et bien dans notre pays, le CTRI, conduit par Brice Clotaire Oligui Nguéma, est venu nous proposer le Dialogue National Inclusif (DNI). Une sacrée prise de conscience qui consiste à remettre tout à plat, et sur tous les plans de la société gabonaise. Qui d’autres pouvaient encore avoir une telle pensée ?

Et lorsque le Sport s’invite au DNI, il était donc temps de percer enfin ce viel abcès, dans l’espoir, vraiment dans l’espoir de sortir tout ce pus entretenu, et même bien entretenu. Objectif, panser et guérir cette vieille plaie qui a retardé le mouvement sportif gabonais, dans son ensemble, de plusieurs années malgré quelques résultats épars.
Parti du constat selon lequel il n’existe aucune politique de développement du sport au Gabon, les commissaires avaient une quarantaine de contributions à examiner, les unes aussi pertinentes que les autres.
Et si une dizaine de propositions avaient déjà vu le jour depuis l’arrivée des militaires au pouvoir, le cas de la relance de l’Ogssu, d’autres comme la dissolution du championnat national semblent suicidaires et ne profitent pas à notre jeunesse.
Des propositions pertinentes

Mettre à contribution les stades de la Can au profit du championnat national ; animer les politiques sportives en tenant compte des sourds-muets ; faciliter l’accès des personnes vivant avec un handicap dans tous les milieux sportifs, créer un parcours sportif le long du bord de mer ; créer des plateaux sportifs dans tous les chefs lieux de provinces ; séparer le politique et le sport ; définir le statut de sportif national ; construire des parcs et centres sportifs ; défiscaliser les investissement sportifs ; promouvoir la formation sport-études dès la maternelle.
Et comme si cela ne suffit pas, les commissaires ont planché sur d’autres problématiques. Notamment la création d’une filière sportive dans notre système éducatif ; la création d’un cadre juridique sur les financements des sports collectifs par les entreprises ; la création d’une journée nationale de sport ; la revalorisation des salaires des footballeurs ; la création des soirées de remise des prix aux meilleurs sportifs ; le renforcement des capacités des professionnels du sport.
Autant de propositions qui font rêver d’une nouvelle ère du sport au Gabon et qui laissent convaincre que le sport gabonais aura un autre visage après ce Dialogue national. Surtout si les recommandations faites par l’ancien footballeur international, Rémy Ebanéga, et les siens sont retenues et tenues pour forces de loi.