
Déclaration du nouveau président de l’Union Sportive d’Oyem dans un entretien qu’il nous a accordé en cette période de présaison.
Gabonallsport : Brillamment élu à la tête de l’USO et quelques jours après nommé à la tête de la Zone économique spéciale de Nkok. Peut-on avoir votre sentiment et surtout état d’esprit ?
Président Sammy Biveghe : « C’est une double fierté. Une fierté d’avoir été élu par consensus à la tête de l’Union Sportive d’Oyem, un club mythique et qui est cher par tous les ressortissants du département du Woleu.
Nous avons une feuille de route et nous allons mener toutes les actions nécessaires afin de permettre au club de se développer et d’être parmi les clubs qui comptent au championnat national.
Et en ce qui concerne ma récente nomination au poste d’administrateur directeur général de la ZESK, je dis encore qu’il s’agit d’une double fierté. C’est le challenge le plus excitant qu’on puisse donner à quelqu’un qui souhaite participer activement au développement du pays.
Comment pensez-vous concilier la double charge ?
Il s’agit simplement d’un problème de management. En ce qui concerne USO, pour le moment, nous n’avons pas encore un bureau mais je travaille avec quatre conseillers dont un Conseiller spécial et nous sommes très proches. Nous avons déjà un manager général en la personne Zita Mbanangoye et qui est en train de construire tranquillement son staff.
Je peux vous garantir qu’il travaille sans pression puisqu’il y a encore la dette des clubs qu’il ne faut pas oublier. Et lorsque nous aurons réglé tous les problèmes avec les instances du football que nous pourrons constituer un bureau, surtout que nous fonctionnons encore avec les moyens de bord.
A la ZESK, c’est une dynamique de groupe qui y travaille aussi et chacun évalué su son couloir. Je ne suis qu’un coordinateur comme l’ont été mes prédecesseurs.
Nous sommes en présaison et le club est déjà en regroupement à Libreville. Quelle est votre objectif cette saison ?
Comme annoncer lors de mon élection, les ambitions du club sont revues à la hausse. Avant le club jouait le maintien et cette fois-ci, nous cherchons à nous hisser le plus haut possible à la fin de la saison. Et pour ce faire, nous nous activons à mettre en place des mécanismes afin que le joueur soit au centre de notre projet. Ce n’est pas le coach ni le directeur technique encore moins le chargé du matériel ou le président qui doit être à l’aise.
Le choix de Libreville est simple. Etant entendu que tous les joueurs sont libres et que le plus grand nombre réside en ce moment à Libreville, cela nous permet juste d’être plus facilement au contact des joueurs des autres clubs.
Il nous a donc été plus facile de faire venir le groupe d’Oyem à Libreville afin de permettre aux joueurs libres des autres clubs de venir s’entrainer. Ce qui permettra au manager général de faire les choix nécessaires, à la hauteur de nos ambitions.
Le démarrage du championnat a déjà été annoncé pour la mi-février. Un mot Mr le Président ?
Je pense que le choix de cette date a été un peu maladroit. Les clubs attendent le règlement de la dette puisqu’ils sont nombreux qui ne peuvent pas débuter la préparation car sans moyens. Selon les textes, il faut 45 jours de préparation aux clubs, ce qui ne semble pas le cas.
J’ai pris un peu d’avance comme d’ailleurs Mangasport et Stade Mandji mais tous les autres clubs attendent d’abord le règlement de la dette ».