Alors qu’au Gabon on attend tout de l’Etat et on en fait un chantage lorsque la subvention retarde, la Fédération ivoirienne de football (FIF) vient de voir à la haute la subvention des clubs et les appelle à l’autonomisation.
Certains diront que les réalités ne seraient pas les mêmes mais ce qui se passent en Côte-d’Ivoire devrait faire école. Candidat à sa propre succession et en campagne en ce moment pour l’élection présidentielle de la FIF, Yacine Idriss Diallo promet une forte hausse des subventions aux clubs et autres associations affinitaires.
En effet, lors du lancement de sa campagne à Abidjan-Cocody, le mercredi 2 septembre, le président sortant a fait le bilan de son premier mandat en matière d’accompagnement financier des clubs avant d’annoncer la bonne nouvelle.
« Avant que nous n’arrivions, donc avant 2022, la subvention en Ligue 1 était de 75 millions de FCFA. Aujourd’hui, elle va passer à 140 millions », a-t-il déclaré, évoquant une progression de plus de 80 %.
Pour les clubs de Ligue 2, la subvention passerait de 30 à 70 millions de francs CFA, soit une progression de plus de 100 % tandis qu’en D3, cette subvention passerait de 15 à 40 millions de francs CFA, soit plus de 110 % hausse.
Quant au football féminin, il n’a pas été oublié. Selon le président Yacine Idriss Diallo, « On passe de 2,5 millions à 15 millions. C’est exponentiel ».
Appel à l’autonomie financière des clubs
Si pour le président sortant de la FIF, ces augmentations répondent à une volonté claire de donner aux clubs plus de moyens pour fonctionner et se développer, il a fait remarquer par la même occasion que la subvention ne peut constituer une solution permanente. « La vraie valeur ajoutée sera ce que les clubs feront de ça pour s’autonomiser », a-t-il déclaré.
Yacine Idriss Diallo appelle ainsi les dirigeants à travailler davantage sur la structuration administrative, financière et économique de leurs clubs et de sortir progressivement de la dépendance aux financements fédéraux.
Un motif de conflit voilé au Gabon lorsque l’Etat providentiel et mamelle nourricière annonce cette mesure de nouvelle gestion et d’austérité aux clubs. Faut-il croire que la Côte d’Ivoire reçoit plus de subventions à la Caf et à la Fifa pour développer son football ? Qu’est-ce qui n’a pas marché au Gabon pour qu’on veule que l’Etat soit éternellement cette mamelle nourricière ?
Source : Abidjan.net




























































