Depuis plusieurs jours, un groupe semble vouloir entretenir la confusion dans l’opinion autour des primes de Mangasport, Stade Mandji et CF Mounana. Entre tissu de mensonge et buzz, les faits liés au retard de paiement disent autre chose.
L’accusation portée contre le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, d’avoir volontairement retenu les primes dues à l’AS Mangasport, Stade Mandji et le CF Mounana, respectivement champion du Gabon, vice-champion et champion de D2, en représailles d’un « conflit » ouvert qui l’opposerait à l’ex sélectionneur des Panthères du Gabon, Thierry Mouyouma, sacré champion du Gabon avec l’AS Mangasport, vient de montrer qu’il s’agit d’une cabale pure et simple.
Sans être des grands financiers ni professionnels des circuits financiers, il faut savoir que le paiement d’une prime par un ministère ne relève pas de la seule volonté de son ministre. Ce paiement s’inscrit dans un circuit de la dépense publique où l’ordonnateur ne peut mettre en paiement une somme que si les crédits correspondants ont préalablement été rendus disponibles par le trésor public. Et à ce stade de la procédure, le ministre ne dispose d’aucun pouvoir de décaissement sur des fonds qui ne sont pas encore à la disposition de son département.
Présenter ce retard de paiement comme une affaire personnelle entre le ministre et l’AS Mangasport revient à ignorer la réalité du circuit financier de l’État, dans lequel aucun département ministériel ne peut s’affranchir de la disponibilité préalable des crédits. Chercher à vouloir le mettre dans la tête de l’opinion relève tout simplement de la volonté de nuire à l’image et à l’honorabilité d’une personne le faire
Un exercice de vérification n’était-il pas mieux ?
En essayant de parcourir les couloirs de la direction générale de la comptabilité et du trésor public, les faits nous ont été présentées autrement. Mais l’argent n’aimant pas le bruit, une source proche de ce dossier nous a révélé que les ressources destinées au règlement des primes des clubs du National Foot 1 et 2 n’étaient effectivement pas disponibles jusqu’à la fin de la semaine dernière.
Selon cette même source, ces ressources le seraient dès ce début de semaine et devraient être transférées sur le compte du ministère des Sports dans les prochains jours. « Le retard observé procède simplement du calendrier de mise à disposition des crédits par le trésor public, et non d’un arbitrage du ministre », nous révèlera-t-elle.
En clair, les fonds n’étaient pas encore disponibles. Ils le seraient désormais depuis le début de cette semaine et la procédure suit son cours comme cela se fait habituellement.
Quand on veut noyer son chien, ne faut-il pas trouver d’autres raisons, des vraies, au lieu de l’accuser de rage ? Et pour paraphraser le Président de la République dans son discours à la nation à l’occasion du 30 août 2026, chacun répondra, le moment venu, de ses actes.





























































