Le stade Omnisport Président Bongo, la réhabilitation des stades des Can 2012 et 2017, le chantier abandonné du stade municipal de Lambaréné et les stades récemment suspendus, le bassin olympique du lycée technique Omar Bongo. Il faut que ça bouge !
A l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Gabon, le Président de la République a consacré une large partie de son discours aux infrastructures réalisées ou en cours de réalisation : routes, centres de santé, bâtiments administratifs et autre Palais des Congrès.
Un discours fort mais qui soulève une interrogation. Si ailleurs on parle de bâtiments ou chantiers abandonnés, dans cette dynamique de modernisation, où classe-t-on les infrastructures sportives, en travaux ou surtout aux travaux non achevés ?
Le stade Omnisport Président Bongo, la réhabilitation des stades des Can 2012 et 2017, le chantier abandonné du stade municipal de Lambaréné et les stades récemment suspendus. Faut-il oublier le bassin olympique du lycée technique Omar Bongo ?
Le Président Oligui Nguéma ayant appelé à la responsabilité de tous et de chacun, l’appel à la formation des jeunes, « notre première richesse » au métier de l’hôtellerie, de la restauration ou de l’accueil peut laisser comme un oubli à cette autre jeunesse qui rêve toujours, non seulement à faire briller le Gabon et eux-mêmes dans le sport.
On pense aux gymnases provinciaux attendus, aux pistes d’athlétisme et aux autres équipements sportifs dont manque le pays. Et de nous interroger : comment demander à cette jeunesse de viser l’excellence sans lui offrir les infrastructures nécessaires ?
Former la jeunesse aux métiers est important mais il faut également lui permettre de révéler ses talents dans le sport et de se perfectionner comme cela se passe sous d’autres cieux.
Nous estimons qu’un pays qui veut construire son avenir doit aussi construire les lieux où sa jeunesse peut rêver, s’exprimer et ainsi devenir championne. Le Gabon ne manque pas de talents. Ce qui manque encore, ce sont parfois les conditions pour les faire éclore.
A 66 ans d’indépendance, il faut bien le rappeler, le mouvement sportif gabonais n’arrive toujours pas à s’affirmer dans le concert des nations.




























































