
Complots des clubs contre les autres au nom d’une quelconque puissance financière, règne du non-respect de l’éthique, du mépris des contrats avec la complicité de certaines structures connues, vandalisme sportif. Le président d’AS Dikaki appelle la Fégafoot à intervenir tant qu’il n’est pas trop tard.
« Mesdames et messieurs les journalistes, Chers acteurs du football gabonais.
Je vous remercie d’avoir répondu promptement à notre invitation. Si je me tiens devant vous aujourd’hui, ce n’est pas seulement en tant que chef d’entreprise dans le secteur du BTP, mais c’est avant tout en tant que jeune président de club, passionné, engagé pour le développement et la professionnalisation de notre football.
Aujourd’hui, je prends la parole pour pousser un cri d’alarme et dénoncer des dérives inacceptables. Nous vivons actuellement une période de mercato qui met en lumière les pires travers de notre sport. C’est le règne du non-respect de l’éthique, du mépris des contrats et du vandalisme sportif.
Pendant que des clubs sérieux subissent des sanctions logiques et respectent les règles – à l’instar de l’USB ou de l’AS DIKAKI –, d’autres clubs, dits d’élite, profitent de leur situation financière pour piller les effectifs des structures plus modestes. Ces clubs orchestrent en coulisses des démissions forcées de joueurs pourtant sous contrat professionnel. Ils piétinent les règles de la FEGAFOOT et de la FIFA concernant la stabilité contractuelle.
Plus grave encore, nous constatons avec amertume la complicité de certains membres de l’ANFPG, l’association censée protéger le football. Comment accepter qu’un ancien footballeur comme Ulrich MBOUKA participe de manière voilée à ce mouvement en rédigeant lui-même les lettres de démission de nos joueurs ? Quel message envoyons-nous à la Fifa ? Quel message envoyons-nous au monde ?
Je dis NON à ces comportements qui maintiennent notre football dans l’amateurisme !
Je dis NON au turn-over éternel de footballeurs vieillissants qui bloquent l’avenir de notre sport. Il est temps que cette classe de joueurs laisse la place à une nouvelle génération. Le talent est là, il est dans nos établissements scolaires, il est dans nos centres de formation.
Regardez le jeune EKIA MBOGNA Jhonnel de l’AS DIKAKI. Il vient de l’école, il fait nos beaux jours et il a été élu meilleur joueur du match face à Bouenguidi Sport ! Voilà le football que nous voulons bâtir : un football de détection, un football d’avenir.
Je ne suis qu’un simple entrepreneur du BTP, un jeune président avec des moyens limités face à des géants financiers. Mais avoir un budget modeste ne signifie pas que nos structures doivent être piétinées ou méprisées.
C’est pourquoi j’interpelle officiellement et solennellement la FEGAFOOT et la direction de l’ANFPG. Faites respecter les règles liées aux transferts de joueurs ! Protégez les présidents investisseurs ! Si les instances ne réagissent pas, nous utiliserons toutes les voies de recours juridiques nationales et internationales pour défendre nos droits.
Le football gabonais ne grandira que par le respect des règles, de l’éthique et du fair-play ».
































































