
Le ministère de l’Intérieur n’ayant pas notifié par un oui ou non de la marche, les forces de police nationale ont simplement exigé aux responsables de se conformer à la loi.
« Trop c’est trop, libérez la Fégafoot ». « Non à la mort du football gabonais ». « Stop au processus électoral biaisé ». « Non à la fraude électorale de la Fégafoot ». « Libérez le football gabonais ». « Que dit le ministère des Sports ». Tels sont quelques messages brandis au point de départ prévu de la marche dite pour le salut du football gabonais, interdite.

Prévue ce vendredi 3 mars 2026 pour « dénoncer les nombreuses violations du processus électoral et le passage en force orchestré par l’équipe sortante », la marche de la Coalition pour le salut de football gabonais (CSFG) a été interdite.
Et pour cause, le ministre de l’Intérieur n’aurait pas verbalement donné l’autorisation du mouvement car aucune notification pour le oui ou le non n’ayant été faite au Dr Axel Nguéma Edou et les siens dont les deux autres candidats recallés et une forte suite d’anciens internationaux.

Mais conduits par la police jusqu’au ministère des Sports, ils ont été reçus par le Directeur de Cabinet, Andy Ndziengui, et le Secrétaire Général du ministère des Sports, Alain Batchielily, ainsi que plusieurs hauts cadres du ministère, pour délivrer un message interpellatif au patron des Sports, Paul Ulrich Kessany.

« Au regard de la situation de violation de l’ensemble des textes qui accompagnent cette élection, nous sommes venus demander au ministre des Sports de prendre ses responsabilités juridiques parce qu’il en a le droit, donc de demander la fin de cette cacophonie pour que nous puissions enfin libérer notre football. Aujourd’hui nous sommes une génération éveillée qui ne veut plus vivre ce que nos prédécesseurs ont vécu et nous voulons mettre un terme à ces réseaux occultes qui roulent pour eux-mêmes et non pour le grand nombre des gabonais », ont-ils lancé, prenant l’opinion nationale et internationale à témoin.
« Merci pour votre démarche responsable. Je vais relayer fidèlement votre message au patron qui nous a demandé de vous recevoir », a déclaré Alain Batchielily.
On dirait que le feuilleton n’est pas encore à son terme.






























































