
Lors de la courte réunion de prise de contact de la présidente de la LNFF avec les clubs, tout porte à croire que le démarrage des activités connaîtra quelques difficultés.
Annoncée en fanfare lors sa création et accueillie avec beaucoup de joie et d’enthousiasme, et une certaine naïveté par un grand nombre, la Ligue nationale de football féminin (LNFF), pourra connaître les mêmes travers que la Linaf. A la seule différence que l’un a déjà brassé plusieurs milliards de FCFA et que l’autre va passer des moments difficiles pour démarrer.
Et pour preuve, lors de la courte réunion de prise de contact de la présidente de la LNFF, Odile Andréa Ossawa, l’a exprimé à demi-mots.
Si la date du 4 février est déjà connue comme date probable du lancement du championnat de D1 féminine, à entendre parler la présidente, tout porte à croire que le démarrage des activités connaîtra quelques difficultés.
Le championnat étant amateur, on sait déjà que les frais d’engagement s’élève à 1 million de FCFA par club, la licence à 10 000FCFA et que les frais de visite médicale seront pris en charge par la LNFF.
Sauf qu’ici, on ne connaît pas encore les structures sanitaires chargées de la visite médicale tant pour les clubs de Libreville que pour ceux de l’intérieur du pays. La Ligue n’a pas encore de siège, elle est sans budget et les textes qui régissent le fonctionnement du prochain championnat ne sont pas encore adoptés.
A ce qui semble, les clubs seront accompagnés par la LNFF mais à hauteur de combien ?
Autant d’éléments qui encombrent encore le lancement des activités de la Ligue nationale de football féminin. Peur finalement de donner raison à ceux qui pensent qu’on aura aussi mis la charrue avec les bœufs comme cela a été fait avec la Linaf.
Mais au sortir de la réunion qui n’aura duré qu’une trentaine de minutes, Odile Ossawa et les siens, qui doivent encore étoffer l’administration de la Ligue sont obligés de se mettre au travail pour l’Assemblée générale du début de saison et de lancement officiel des activités.
Le temps presse, on cherche encore les moyens pour lancer la nouvelle structure. On craint que ça coince avec la suspension encore du championnat national masculin.