
La fronde devenue de plus en plus tendue sur cette sordide affaire, il ne lui reste plus qu’à démissionner,
Gianni Infantino est un homme de plus en plus seul, face à sa boulimie et à ses frasques gargantuesques. Un scandale de plus. Un scandale de trop.
Après avoir organisé la coupe du monde la plus polémiste de l’histoire, le président de la Fifa a poussé le bouchon très loin en voulant céder des parts de la coupe du monde à des investisseurs privés. Une initiative, dit-on, loin des intérêts du football mais qui pourrait le tuer.
Et pour voir son projet validé, il promet des enveloppes en dizaines de milliards de FCFA (23 milliards) aux fédérations nationales. Question, selon les analystes, d’enrichir illicitement ses amis affamés et prêts à tout vendre pour leurs intérêts.
L’Uefa n’en veut pas, estimant une opération de corruption à haute échelle du Suisse. Les pays de l’Amérique Latine (Concacaf) ont emboîté le pas et disent niet à ce sordide projet.
Démission de son Conseiller principal
Alors que Gianni compte sur l’Afrique (Caf) et les autres Confédérations dites faibles dont l’Asie, l’Océanie et l’Amérique du Nord, pour le soutenir, voici que son Conseiller principal, Carlos Cordeiro, vient de démissionner.
« En tant que Conseiller principal du président de la FIFA, ancien banquier et passionné de football de longue date, je ne peux rester les bras croisés alors que la FIFA envisage de céder une participation dans la Coupe du Monde. Soyons clairs : je n’ai joué aucun rôle dans cette proposition et je m’y oppose sans équivoque. C’est une mauvaise opération pour les associations membres de la FIFA, une mauvaise opération pour le football et une mauvaise opération pour l’avenir à long terme de ce sport », a-t-il déclaré.
Pour lui, « Cette proposition doit être rejetée car la FIFA dispose déjà de ressources considérables. Je ne souscris pas à cette idée ».
Beaucoup de questions sans réponse
« Pourquoi cet accord ? Pourquoi maintenant ? Quels mécanismes de contrôle sont prévus ? Qui en tirera profit ? Y a-t-il eu un processus concurrentiel ? Quelle gouvernance sera mise en place ? Que gagneront finalement les investisseurs, et à quel prix pour le football ? », autant de questions posées par le Conseiller principal qui estime que « Ce n’est pas une manière responsable de déterminer l’avenir du sport roi. La mission de la FIFA n’est pas de maximiser les retombées commerciales à tout prix, mais de protéger et de renforcer le football pour les générations futures ».
Au regard de la situation, il ne reste plus à Gianni Infantino de prendre de la hauteur et de démissionner.































































