Devant les commissaires de la Task Force ce samedi au Stade de l’Amitié d’Angondjé, le directeur général de l’ONDCS, Loïc Ngouayit Kounda, a fait un état des lieux sans filtre de la gestion des stades et du financement du football gabonais.
Face aux commissaires de cette grande messe sur le renouveau du football gabonais débutée le 22 octobre dernier à l’initiative du ministère des sports, le directeur général de l’Office National de Développement du Sport et de la Culture (ONDCS) a expliqué lors de son audition que la réfection des stades prévue en 2026 a été reportée, précisant que << Le budget qui était prévu a été réorienté vers la construction de l’hôpital de Port-Gentil et vers d’autres priorités sociales >>, l’amenant ainsi à réclamer un budget protégé et exclusivement dédié à la rénovation des stades.
En ce qui concerne le financement du football local, Loïc Ngouayit Kounda a été cash. Il a rappelé devant les commissaires que l’architecture actuelle ne prévoit rien pour l’élite. << Votre fonds sert au football de proximité… mais nous on est là pour le football professionnel >>. Autrement dit, toutes les ressources captées par l’ONDCS et reversées via la Fegafoot alimentent les ligues, les championnats de jeunes et le foot amateur. En d’autres termes le National Foot 1, vitrine du championnat, fonctionne à vide, sans mécanisme dédié, sans rente, et dépend uniquement des subventions ponctuelles de l’État. C’est le nœud du blocage.
Enfin sur l’avenir, il a émis de sérieuses réserves sur le futur Fonds pour le football pro que veut créer la Task Force. Le DG s’est dit lui-même « gêné » par le montage proposé, jugeant ses sources de revenus incertaines et adossées à une structure déjà en difficulté financière. Pour lui, vouloir financer le professionnalisme en prélevant sur un organisme qui peine déjà à entretenir les stades, c’est bâtir un projet sur du sable.
Un constat qui met désormais la Task Force face à ses responsabilités qui est de trouver les ressources propres qui permettront enfin au football d’élite de ne plus dépendre des arbitrages budgétaires de l’État.






























































