
Cet éclairage est de Christian Mouity, juriste du sport et ancien arbitre international.
« A ceux qui s’agitent depuis la sortie du Gouvernement sur les mesures annoncées après la prestation des Panthères.
Il est bon de rappeler que le Gabon est un État de droit, doté d’un cadre juridique clair. Une fédération sportive, aussi affiliée soit-elle à une instance internationale comme la FIFA, reste une association régie par les lois nationales.
L’affiliation à la FIFA ne saurait primer sur la souveraineté de l’État. En période de crise, ou pour des questions d’ordre public, il est du devoir des autorités nationales de prendre les décisions nécessaires pour réformer, assainir et redonner espoir à tout un peuple.
Les élucubrations et procès d’intention ne doivent pas faire oublier l’essentiel : le football gabonais est d’abord une affaire de l’Etat et de son peuple.
Cas de la France. Coupe du monde 2010. L’implication de l’État.
Lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud, l’équipe de France vit un véritable naufrage. Éliminée dès le premier tour, elle s’enlise dans une crise sans précédent.
Conflits internes entre joueurs, staff et encadrement. Nicolas Anelka exclu après avoir insulté le sélectionneur, Raymond Domenech.
Le 20 juin, les joueurs refusent de s’entraîner en soutien à Anelka. Une grève en pleine Coupe du monde. Le pays est sous le choc.
L’État français entre en scène. Le président Nicolas Sarkozy convoque les dirigeants du football français. Roselyne Bachelot, ministre des Sports, se rend sur place et dénonce des « caïds immatures » et un « désastre moral ».
Pression sur la Fédération Française de Football. Le président Jean-Pierre Escalettes démissionne. Une commission d’enquête est envisagée, sans suite judiciaire.
Conséquences, réformes internes accélérées sur le plan de la discipline, de la formation… Raymond Domenech remplacé par Laurent Blanc. Sanctions symboliques contre certains joueurs, dont Anelka ».

































































