
Présent à l’Assemblée Générale de la FIFPRO en Afrique du Sud, le président de l’ANFPG suit de près l’actualité footballistique du pays et nous a accordé cette interview depuis le pays de Mandela.
Gabonallsport: Pouvez-vous vous présenter et présenter l’ANFPG ?
Rémy Ebanega: Je suis Rémy Ebanega, ancien international et professionnel gabonais, aujourd’hui président de l’Association des footballeurs professionnels du Gabon, ANFPG. Cette association a été créée en 2014 et regroupe aujourd’hui plus de 500 membres, hommes et femmes.
Et nos missions principales sont la défense et la protection des intérêts et droits des footballeurs et la valorisation du statut de footballeur professionnel dans notre pays.
Du 21 au 24 novembre dernier, vous avez participé à l’AG de la FIFPRO, pouvez-vous nous faire un résumé de cette rencontre ?
Effectivement à cette date, nous avons participé à l’Assemblée générale de la FIFPRO. Il faut rappeler que la FIFPRO est l’Association internationale des footballeurs. Elle regroupe en son sein tous les syndicats des footballeurs des quatre continents. Chaque année, il y a une AG qui est organisée pour faire le point des activités et traiter des questions liées aux conditions et droits des footballeurs.
Et nous, ANFPG, nous sommes membre permanent de cette association depuis 2017.
Quelles sont les thématiques abordées au cours de cette AG ?
Au cours de cette AG, qui a duré cinq jours, plusieurs thématiques ont été abordées. Nous pouvons résumer ces thématiques en plusieurs points. Il s’agit de : la mise à jour juridique en lien avec les réglementations FIFA, les programmes de développement des joueurs et des joueuses dans le monde en fonction des différentes compétitions des différents pays, la position du joueur et de la joueuse dans les compétitions internationales, l’application stratégique des droits des joueuses et joueurs en matière de données, les tendances émergentes dans le football féminin.
On a aussi évoqué les aspects médicaux et la santé, la sécurité au travail des footballeurs et footballeuses. Et au terme de cette AG, il y a eu la remise de nombreux prix aux footballeurs et footballeuses les plus engagées. Mais rassurez-vous, au sortir de cette AG, nous en ressortons avec des nouveaux outils pour nous permettre, en tant que syndicat, d’accompagner au mieux nos membres.
Le championnat national pourrait débuter en décembre prochain. Est-ce que vous avez un retour sur le dossier de la dette des joueurs et joueuses qui est sur la table du ministre des Sports ?
Nous avions eu une réunion au mois d’octobre dernier avec le ministre des Sports et on a échangé longuement sur la condition des footballeurs et footballeuses. En parlant de la dette, il y a nécessité qu’elle soit payée avant la reprise des championnats. Et je pense que nous sommes tombés d’accord là-dessus.
Le ministre nous a donné sa parole sur le règlement de cette dette avant la reprise des championnats de D1 et D2 et le féminin. Mais on a quand même pris soin de rappeler au ministre qu’on a vécu pendant quatre ans avec les mêmes promesses de son prédécesseur sur le règlement des dettes et ces promesses n’ont jamais été ténues. Et que nous ne souhaiterions pas repartir dans les mêmes conditions avec des mêmes promesses qui ne tiendront pas.
Entendu qu’il nous a donné sa parole, on attend tranquillement le courant du mois de décembre. Mais, il est important de rappeler que si les dettes ne sont pas réglées, il serait difficile de reprendre ce championnat. La participation des joueurs et joueuses est conditionnée par le règlement de cette dette-là.
Dans l’organisation, pour un championnat apaisé et sans interruption, quelles sont vos (ANFPG) propositions ?
On va dire directement que les intérêts de l’ANFPG qui défend les joueurs et joueuses ne sont pas les mêmes que celles des ligues, de la Linaf et de la Fédération gabonaise de football qui sont les entités organisatrices de ces championnats. La priorité pour nous pour une reprise de championnat, comme je viens de le dire, c’est le règlement de la dette. Et aussi le plus important pour nous, c’est que les footballeurs et footballeuses aient des contrats, qu’ils soient payés et qu’ils fassent des visites médicales etc.
Donc nous sommes là pour veiller à ce que ces éléments que je viens de citer soient respectées.
Président, avez-vous un mot à adresser aux footballeurs et footballeuses gabonais ?
J’invite tous les footballeurs (hommes et femmes) à être et demeurer solidaires concernant les décisions prises par eux, pour eux et dans leur intérêt. Il est tant que la parole des joueurs soit respectée ».