
Huit cyclistes envoyés en mise au vert en plein hiver alors que La Tropicale se court entre 28 et 30°. Une quarantaine de jours de préparation après presque trois ans sans activités. Allons-y comprendre !
A une quarantaine de jours de la Tropicale Amissa Bongo (23-29 janvier 2023), l’équipe nationale du Gabon, Les Panthères, sont en mise au vert en Espagne depuis lundi dernier. Cette fois-ci, toutes les dispositions auraient été prises, contrairement à la dernière fois où on s’est précipité d’acheter les titres de transport sans aucune réservation d’hôtel ni toutes les autres commodités sur place.
La délégation gabonaise, conduite par le trésorier général de la Fédération, s’est installée à l’Hôte Diamant à Calpe, une ville située à 468km de Madrid, au bord de la Méditerranée et connue pour ses plages.
Glenn Morvan Mouloungui et ses 7 coéquipiers ont d’ailleurs fait leur première sortie ce mardi en début d’après-midi avant d’être rejoints en soirée par le sélectionneur national, Abraham Olano.
Mais si on peut se féliciter de cette sortie pour un meilleur encadrement, il n’est pas aussi interdit de se poser des questions, somme toute, raisonnables. A Calpe, la météo est descendue ce mardi à 15° en soirée. Ce mercredi, elle descendra à 13° alors que jeudi, elle est annoncée descendre jusqu’à 11°.
Qu’est-ce qui continue de justifier cette sortie en Espagne en temps d’hiver alors que La Tropicale se court parfois entre 28 et 30° ? La préparation locale sur notre relief n’offre-t-elle pas plus de chances aux nôtres de remporter une éventuelle étape ? Un contraste des plus inexplicables!
Sur tout autre plan. Après presque trois ans sans compétition, la Fégacy pense-t-elle que ces quelques jours de mise en jambes de nos cyclistes pourront porter des fruits lorsqu’on sait que lors de la dernière course en janvier 2020, le Gabon avait enregistré son premier athlète hors-course dès la première étape Bitam-Ebolowa et qu’à la fin, Abraham Olano avait terminé La Tropicale avec seulement trois cyclistes ?
Ce regard franc planté, on est tenté (à tort ou à raison) de penser comme certains que le voyage d’Espagne (8 cyclistes et 2 dirigeants) ne constitue que du tourisme sportif et donc une dépense qui aurait dû plus et mieux servir pour une préparation sur nos route.