
Les deux organisations dénoncent un processus électoral entaché de manquements éthiques et d’atteintes à l’intégrité. Mais très peu de chance d’être entendus à l’allure où vont les choses.
L’Association Nationale des Footballeurs Professionnels du Gabon (ANFPG) et l’Association des Footballeurs du Gabon (AFG) contestent la poursuite de l’actuel processus électoral. Dans un communiqué paru ce mercredi, elles annoncent avoir saisi la Commission de recours afin d’obtenir l’infirmation de cette décision.
Les deux organisations dénoncent un processus électoral entaché de manquements éthiques et d’atteintes à l’intégrité non sans rappeler également le passif du Comité exécutif sortant, notamment avec l’affaire Patrick Assoumou Eyi, sanctionné à vie par la Fédération Internationale de Football Association pour des abus sur mineurs.
Se positionnant comme représentantes légitimes des footballeurs gabonais, elles estiment que ces derniers sont les premières victimes des défaillances de gouvernance. « Lorsque la gouvernance s’effondre, que la protection des joueurs échoue et que la crédibilité de la fédération est atteinte, ce sont les joueurs qui en subissent les premières conséquences », soulignent-elles.
Pour l’ANFPG et l’AFG, la candidature de Pierre Alain Mounguengui dépasse le simple cadre administratif et s’inscrit dans un contexte nécessitant une rupture profonde. Elles dénoncent « la banalisation de l’inacceptable » et refusent toute tentative de « tourner la page sans vérité ni responsabilité ».
En conséquence, elles exigent la suspension du processus électoral et appellent à une refondation du football gabonais fondée sur la vérité, la responsabilité et l’intégrité.






























































