
Annonce de la sprinteuse gabonaise qui a couru le 60m en 7’’25 le dimanche 15 février aux championnats nationaux de France à Nantes.
Gabonallsport : Vous venez de remporter l’épreuve du 60m de France. Racontez-vous la course.
Pierrick Moulin : D’entrée de jeu je vous dirai que le niveau était très élevé, et je savais qu’il fallait que je me batte pour avoir la médaille d’or. En demi-finale, je fais 7’’35 et classée 2e.
Et il y avait deux demi-finales. Dans la première demi-finale, une de mes concurrentes a fait 7”33 et là j’ai su qu’il fallait que je me batte pour aller chercher l’or car la concurrence était rude.
Alors à la finale, je me suis concentrée. Mon coach m’a un peu engueulé parce qu’en demi, j’ai fait une mauvaise course. Je suis rentrée dans ma bulle en faisant ce que je sais faire, et j’ai gagné en 7”25.
Votre classement général finalement après cette performance ?
En série, j’organise mon record qui était de 7’’30. J’explose mon record et je réalise pour l’occasion la meilleure performance française de l’année. Je suis donc la femme la plus rapide de France cette année sur 60m.
C’est de bon augure pour le 100m cet été, car le 60 m, c’est presque toute la partie du 100m et en sachant que l’été dernier sur 100 m, j’ai fait 11”19.
Que représente ce titre pour vous ?
Bien plus qu’une médaille, ce titre représente la persévérance, la discipline, la force mentale. Il représente la version de moi qui n’ai jamais abandonné.
Certainement un sentiment ?
Aujourd’hui, je suis fière. Fière du chemin parcouru. Fière d’être championne de France.
Et ce n’est que le début car le niveau en France sur le sprint féminin est très élevé.
Entendu que c’est la compétition qui prépare la compétition. Qu’attendez-vous des autorités gabonaises pour la suite ?
Je veux aller loin et je dois aller. Alors pour aller plus loin, je fais appel aux autorités pour leur aide car mes parents seuls ne pourront plus subvenir à mes besoins d’athlète de haut niveau. Je crois en toute humilité et objectivement que cela devient même une urgence et un impératif.































































