
Après un premier report faute de support, c’est finalement le lundi 2 février que la réunion de prise de contact du nouveau ministre des Sports avec la Fégafoot a eu lieu.
Forte de sept membres, la délégation de la Fédération gabonaise de football, conduite par le président fédéral, Pierre Alain Mounguengui, a pris 3h30 d’horloge pour expliquer le fonctionnement de la Fégafoot au ministre et à ses collaborateurs.
Oui le patron du sport-roi avait des choses à dire et à éclairer. Et de cette rencontre, nous retiendrons du bon et du moins bon.
En termes de forces et contrairement aux autres fédérations, la Fégafoot est dotée d’un siège, de 9 ligues avec sièges dont 4 avec des sièges propres terminés et les 5 autres encore en construction, d’une ressource humaine rémunérée. Le Comex actuel peut aussi se réjouir d’avoir terminé les travaux du Centre technique de Bikélé qui sera aussi doté, d’ici peu, d’un amphithéâtre.
Et cerise sur le gâteau, le Gabon vient de se voir accorder par la Fifa, le construction du centre de formation de la VAR.
Sur le plan sportif, même si les clubs formateurs ne sont pas soutenus à la hauteur par la Fégafoot, on retiendra que l’instance dirigeante organise régulièrement le championnat U15 à Lambaréné, U17 à Oyem et féminin à Tchibanga.
Par ailleurs, un championnat D3 d’abord zonal puis national pour la montée en D2 est organisée par la Fégafoot.
La face cachée de l’iceberg
Mais si aujourd’hui, le président fédéral peut se réjouir ces réalisations, somme toute en trois mandats, il a par ailleurs déploré le manque d’accompagnement par l’Etat des sélections féminines et les petites catégories et le manque d’aires du football dans les infrastructures de proximité.

Mais si visiblement les subventions de la Fifa et de la Caf n’aident pas grand-chose le football de base et le football féminin, la rencontre a permis de découvrir curieusement que notre Fédération est un fantôme administratif car sans récépissé du ministère de l’Intérieur ni ‘agrément technique. Une logique qui se poursuit avec les ligues provinciales.
Que de questions on peut alors se poser sur le fait. Toutefois, selon le président fédéral, une démarche de régularisation de cette situation serait déjà en cours.
Dernière trouvaille, il manque totalement de traçabilité financière des matches internationaux. A entendre le président fédéral et le ministre, tout ce mic mac se jouerait entre la Commission marketing de la Fégafoot et certains services du ministère des Sports. Un dossier qui va être suivi de prêt, à défaut d’un audit à diligenter.
Seule couac de cette fructueuse rencontre, le président de la Fégafoot s’est refusé à se plier aux questions des journalistes comme l’ont tous ses collègues avant lui. Certainement de la fatigue liée à cette longue séance de travail !





























































