
Suite à une plainte déposée à la DGR par le président fédéral pour diffamation et atteinte à l’honneur, contre Freddhy Koula, en mars dernier, le verdict a été rendu ce 3 mars par le tribunal de Libreville.
L’histoire ressemble à un fait divers même si s’en est un. Une histoire vraie et qui se répète. Après une suspension d’antenne de trois mois des médias publics et sur Radio France internationale (RFI) par la Haute Autorité de la Communication (HAC), le 16 juillet 2019, suite à une plainte de la Fégafoot pour diffusion de fausses informations sur les footballeuses de retour d’un tournoi en France, cette fois-ci, le journaliste de sport et patron du club de football féminin, Atletico Akanda, Freddhy Koula, était devant le procureur de la République.
Sauf que cette fois-ci, ce n’est plus une plainte de la Fégafoot mais de son président, Pierre Alain Mounguengui, pour diffamation et atteinte à l’honneur.
Les faits
La présente affaire s’inscrit dans une séquence publique intervenue durant les mois de février et mars 2025, marquée par des rencontres internationales des équipes nationales féminines qui avaient pris des raclées tant contre l’Afrique du Sud que contre le Mali. Des rencontres qui avaient offusqué non seulement le journaliste sportif, par des prises de position, mais aussi une grande partie de l’opinion publique nationale.
Au cours d’une conférence de presse le 3 février 2025, le président Mounguengui était monté au créneau contre le confrère. « Koula a écrit dans un forum où il a massacré la fédération, mais il m’a écrit en inbox qu’il faut me nommer manager de l’équipe féminine A. Un temps soit peu, il faut se demander si les gens sont équilibrés », avait déclaré ce jour le président fédéral.
Réponse médiatique
Des propos que Freddhy Koula, indigné, avait assimilé d’offensants et attentatoires à son honneur. Le match des offensés et des déshonorés ! Et c’est à la suite de sa réplique médiatique que le président Pierre Alain Mounguengui, certainement le plus offensé, a déposé une plainte à la DGR (Direction Générale de Recherches).
Après une première phase des confrontations à la DGR, l’affaire a été envoyé devant le Procureur de la République près le Tribunal de Libreville le 17 février dernier.
Verdict
Après confrontation, le tribunal a requalifié le délit de diffamation en injure publique. « Statuant publiquement et contradictoirement, en matière correctionnelle et en premier ressort : requalifie le délit de diffamation initialement retenu à l’encontre de Freddhy Koula Moussavou en celui d’in jures publiques ; l’en déclare coupable. En repression le condamne à six mois d’emprisonnement avec sursis et à 200 000FCFA d’amende », a déclaré le tribunal.
Par ailleurs a poursuivi le tribunal, « Reçois Sieur Pierre Alain Mounguengui en sa constitution de partie civile ; condamné en conséquence Freddhy Koula Moussavou à lui payer la somme de 2 millions de FCFA à titre de dommages et intérêts ».
Un verdict qui ne satisfait pas le Dr Koula qui entend faire appel dans les tout prochains jours.





























































