
Officialisation tardive du calendrier électoral, recherche des parrainages en si peu de temps et flou autour des standards desdits parrainages, manque d’identification des membres appelés à parrainer les candidats. Autant de couacs qui obligent le candidat à appeler le président de la Commission électorale à revoir tout cela s’il veut du sérieux dans cette élection. Texte intégral.
» Si j’ai souhaité m’adresser directement à vous, c’est pour réagir au communiqué du Comité Exécutif de la Fédération Gabonaise de Football fixant le calendrier électoral, signé par Monsieur Jean-Luc Ndong, président de la commission électorale de la FEGAFOOT.
Selon ce document, le dépôt des candidatures est prévu du 09 au 18 mars 2026. Ce matin même, j’ai adressé une requête au Président de la Commission
Électorale pour signaler certaines limites qui, si elles ne sont pas corrigées, pourraient fragiliser la transparence et l’équité du processus électoral.
Notre pays traverse une étape décisive pour l’avenir de son football. C’est pourquoi j’ai tenu à rendre publique cette démarche citoyenne. Nous saluons bien entendu la publication du calendrier électoral. Toutefois, son officialisation tardive complique considérablement la constitution des dossiers de candidature dans des conditions sereines et équitables.
Parmi les critères d’éligibilité figure notamment l’obligation de recueillir au moins sept parrainages auprès des membres de la fédération. Or, dans un pays comme le Gabon, où les acteurs sont répartis sur neuf provinces, il est matériellement impossible d’effectuer une tournée complète en seulement dix jours ouvrés. Il ne s’agit pas seulement de temps de transport, mais aussi de temps nécessaire pour échanger, dialoguer et convaincre, dans le respect des personnes et des institutions. C’est là le sens de l’engagement que j’ai pris en me portant candidat : bâtir une vision commune avec l’ensemble des forces vives de notre football.
Cette difficulté est aggravée par la faible structuration de notre fédération. Conformément à l’article 12 de ses statuts, la liste des membres doit être accessible au public sur le site internet de la FEGAFOOT. Je vous invite d’ailleurs à consulter ce site, www.fegafoot.ga, pour constater son état
d’obsolescence. La plupart des onglets renvoient vers des pages en construction. Aucune liste des membres n’est disponible. On y trouve encore la mention d’un ancien équipementier datant de la CAN 2021 au Cameroun, ainsi qu’une reférence au ministère des sports de la quatrième République. Autant d’éléments qui rendent impossible toute identification fiable des membres habilités à parrainer.
Prenons un exemple concret : selon les statuts, les deux premiers clubs du championnat de première division féminine de la saison précédente sont membres de droit de la FEGAFOOT. Or, depuis la création de la Ligue Nationale du Football Féminin, aucun championnat n’a été organisé. Plus grave encore, aucune compétition féminine de première division n’a eu lieu depuis plus de deux ans. Dans ces conditions, comment identifier les clubs concernés ? Et comment ne pas voir que plusieurs équipes ou sections féminines, pourtant affiliées à la LINAFFEM, ont tout simplement disparu ?
À cela s’ajoute un flou préoccupant autour des « standards de parrainage » : formulaire type, modalités de vérification, rien n’est clairement défini, ce qui expose les candidats à une insécurité juridique inacceptable.
C’est pourquoi, dans un souci d’équité et de transparence, je demande solennellement à la Commission Électorale de la FEGAFOOT, sous la direction de Monsieur Jean-Luc Ndong, de prendre les mesures suivantes:
- Publier sans délai la liste officielle et actualisée des membres du congrès, afin que chaque candidat puisse identifier clairement les parrains potentiels.
- Prolonger le délai de dépôt des candidatures d’au moins vingt-cinq jours ouvrés, à compter de la publication de cette liste, pour permettre une campagne de parrainage effective sur l’ensemble du territoire.
- Établir et diffuser des standards de parrainage clairs, incluant un
formulaire type et une procédure de validation transparente, afin d’éviter tout rejet de dossier pour des motifs purement techniques.
Je suis convaincu que la Commission Électorale, garante de la régularité et de la sincérité du scrutin, saura entendre ces observations légitimes. Il ne s’agit pas de
défendre une candidature particulière, mais de poser les bases d’un processus
électoral crédible, conforme aux aspirations des Gabonaises et des Gabonais.
Nous devons tourner la page des pratiques de la quatrième République et nous engager résolument dans la voie de la refondation, de la transparence et de l’excellence. Je vous remercie ».





























































