
On veut repartir sur des nouvelles bases, il faut casser l’œuf. Le constat est triste pour notre pays. Trop de charlatans et trop de micmac. Non il faut tout refaire si c’est le prix à payer. Le taekwondo et l’athlétisme l’ont fait et peuvent être des exemples. Paul Kessany et Géraldine Robert face à leur responsabilité devant l’histoire.
On avait peur de dire comme certains que le mouvement sportif se porte mal au Gabon. Mais au terme des rencontres de prise de contact du nouveau ministre des Sports, on ne peut plus avoir peur de dire, même à haute voix, que le Gabon vit dans un vrai capharnaüm sportif.
Entre des fédérations dont les documents ne sont jamais ou plus à jour, c’est le cas entre autres de la Fégafoot et de la Fégavolley, des présidents fédéraux hors mandat mais qui bloquent tout processus de renouvellement de leurs Comex (la Fégacy et la Fégakick), des compétitions locales inexistantes mais des athlètes qu’on découvre aux compétitions internationales (Fégaboxe), avec la complicité de certains agents du ministère des Sports. Quel gâchis et que de temps perdu.

Si la question est désormais de savoir jusqu’à quand va durer cette situation de désordre entretenue et qui profitait à un petit groupe, nous voulons croire à la nomination par le Président de la République, du duo Paul Kessany-Géraldine Robert, le premier comme Ministre des Sports et la seconde comme Conseiller Spécial du Président de la République Chef du Département Sport et culture.
Oui la machine est verrouillée et même bien verrouillée. Pas de prière d’exorcisme ici mais celle qui poussera les cœurs endurcis à démissionner d’eux-mêmes. Mais du courage et rien que car il faut nettoyer les écuries et nettoyer à fond si nous vraiment voulons faire du Gabon un grand pays de sport.
Normaliser et retirer les agréments de toutes les fédérations clandos
A la boxe, au cyclisme et au kick-boxing, on appelle déjà depuis un moment à une normalisation. Et on n’oubliera pas que c’est la solution qui a permis, il y a quelques années, de mettre de l’ordre dans le taekwondo et l’athlétisme.

Pour nous, le premier geste fort peut consister à conditionner le soutien de l’Etat à la mise à jour administrative de chaque Fédération, au nom de la souveraineté de l’Etat mais aussi des principes de bases de bonne gouvernance édictées par toutes les instances internationales en tête desquels le CIO et les autres Fédérations internationales.
Et dans dans ce processus de normalisation, l’implication du Comité olympique et des Fédérations internationales protègera le ministère des Sports du sacro-saint principe de la non-ingérence, souvent brandie par les fossoyeurs du sport.

Le retrait des agréments, pour ceux qui en ont, peut aussi être une option de pression pour se mettre à jour. Et l’article 8 de l’arrêté 003/MJS/CAB.MIN/CJ du 31 août 2007 signé du ministre Egide Boundono Simangoye et fixant les modalités d’octroi et de retrait de l’agrément technique aux regroupements, Fédérations sportives et Comité olympique gabonais, peut guider les nouveaux dirigeants dans la prise des décisions y relatives.
Il faut rappeler que ces cas de figure avaient déjà eu lieu au cyclisme en février 2007 et à l’athlétisme en 2015.
Et selon le juriste sportif, Christian Mouity, « Il est bon de rappeler que le Gabon est un État de droit, doté d’un cadre juridique clair. Une fédération sportive, aussi affiliée soit-elle à une instance internationale, reste une association régie par les lois nationales ». Allons-y comprendre !
La balle est désormais dans le cas du Ministre des Sports et du Conseiller Spécial pour convaincre le Président Oligui Nguéma sur cette démarche, considérée réellement comme le vrai déclic de la libération du sport national.






























































1 Comments
gilles.bringaud@sfr.fr
Chiche !!!