
Les vieux démons de la contestation réveillés, les ligues de l’Estuaire, du Woleu-Ntem, de l’Ogooué Maritime, de l’Ogooué Lolo et du Moyen-Ogooué appellent le ministère à se saisir de ce dossier qui n’a que trop duré.
Les vieux démons de la contestation et de la revendication se sont reveillés dans la boxe et tout porte à croire que les jours du président de la Fégaboxe sont comptés.
En effet, après le courrier adressé au Comité olympique sans suite, de la lettre au président fédéral sans suite aussi, et après avoir été reçus par le Conseiller Spécial adjoint du Président de la République, en charge du Sport, Jean-Claude Djimbi, cinq ligues provinciales dont l’Estuaire, le Woleu-Ntem, l’Ogooué-Maritime, l’Ogooué Lolo et le Moyen-Ogooué étaient réunies ce samedi 31 janvier à Libreville en assemblée générale extraordinaire.
But de la rencontre, dénoncer, une fois encore, les manquements du bureau fédéral de la fédération, conduit par Bonaventure Nzigou Manfoumbi dont le plus flagrant reste aujourd’hui la nomination des présidents des ligues en lieu et place des présidents élus, exiger la mise à terme de la mandature du président fédéral et informer l’opinion publique de leur décision de se mettre à l’écart des activités du bureau fédéral jusqu’à nouvel avis.

« Cette décision est la suite logique des démarches entreprises sans pour nous faire entendre. Les ligues fonctionnent mais la fédération fait dans le déni alors que la boxe est entrain de mourir. Aucune compétition organisée sur le plan local mais on ne sait pas comment fait la fédération pour amener les athlètes aux compétitions internationales », ont-ils souligné, décidant : « Nous ne prendrons plus part aux compétitions organisées par la Fédération ».
Mais ici on entend utiliser les moyens de droit qui existent pour se faire entendre, les cinq ligues appellent à « un nouveau management de la boxe gabonaise qui se meurt » et le président Nzigou Manfoumbi, l’a reconnu lors de sa rencontre avec le nouveau ministre des Sports, « la boxe traine les pieds ».
Entendu que plusieurs fédérations sont aujourd’hui dans la même situation de conflits internes, notamment inexistantes administrativement ou avec des textes caducs avec des présidents fédéraux hors-mandat mais qui bloquent tout processus de renouvellement des Comex, Paul Ulrich Kessany, le nouveau ministre des Sports doit véritablement et courageusement prendre des mesures fortes pour insuffler une nouvelle dynamique, d’ailleurs très attendue, dans le mouvement sportif gabonais.































































