
Le nouveau ministre des Sports a débuté ce mercredi les rencontres de prise de contact avec le Comité national olympique, les Fédérations gabonaises d’athlétisme, de boxe, de natation, de basketball et de karaté.
Nommé le 1er janvier dernier à la tête du ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, chargé de la Vie Associative, Paul Ulrich Kessany a débuté ce mercredi les rencontres de prises de contact avec le mouvement sportif gabonais.

L’objectif de cette démarche étant d’établir un diagnostic clair du fonctionnement de chaque fédération, en vue de la relance et du développement des activités sportives à tous les niveaux, conformément à la vision impulsée par le Président de la République, pour cette première journée, le patron des Sports a reçu le Comité national olympique gabonais, les Fédérations gabonaises d’athlétisme, de boxe, de natation, de basketball et de karaté.
Si la démarche est appréciée par l’ensemble des délégations, l’on peut donc bien se réjouir de cette richesse des échanges et de la diversité du mouvement sportif gabonais.
Mais tout porte à croire que dans l’ensemble le même mal ronge nos fédérations sportives, à savoir les financements. Certains présidents ont même révélé être à plus de cinq ans aujourd’hui sans subvention de l’Etat, apparemment unique source qui permet aux uns et aux autres de fonctionner ou même d’exister.
A entendre chacun des interlocuteurs du ministre Kessany, bien d’autres problèmes s’ajoutent en fonction des particularités liées à la spécificité de chaque discipline.

C’est ainsi que le Comité olympique souffre en plus du manque d’une main d’œuvre qualifiée, l’athlétisme parle en plus du manque d’une piste olympique et d’un siège qui leur aurait été arraché par un cadre du ministère des Sports, le basketball pose en plus le problème d’absence d’infrastructures aux normes et la fermeture du palais des sports aux sportifs.
A la boxe, le président Nzigou Manfoumbi posera le problème de l’obsolescence des équipements qui entraine la mauvaise préparation d’équipe nationale de boxe, la dynamisation des ligues provinciales semble être un frein pour la bonne marche du karaté gabonais.
Quant à la natation, le président Stéphane Soami relèvera le manque d’infrastructures notamment des piscines d’entrainement règlementaires.

Triste constat aussi, à ce qui semble, beaucoup de fédérations fonctionnent aujourd’hui avec des textes d’un autre âge, à défaut d’être taillée sur mesure, ce qui constitue également un frein à leur bon fonctionnement et donc le cheval de bataille du nouveau ministre.
Autant de problèmes dont fera face Paul Ulrich Kessany si jamais on veut faire du Gabon une grande de sport.
Une autre journée marathon l’attend ce jeudi 22 janvier puisqu’il doit recevoir six autres fédérations, dont la fédération gabonaise omnisports personnes handicapées, la Fédération gabonaise de krav-maga, self défense tonfa sécurité, ju-jitsu, close combat et disciplines affinitaires, la Fédération gabonaise de taekwondo, la Fédération gabonaise de kick-boxing, la Fédération gabonaise de tennis de table et la Fédération gabonaise de tennis sur court.

































































