
Négligence ou oubli ? Seules quelques infirmières sont visibles sur les sites des jeux. Certainement qu’on attend un incident pour voir ces véhicules-sauveurs stationnés au coin des stades !
Lancés samedi dernier par le Vice-Président de la République, Joseph Owondault Berre, les jeux dans l’Ogssu ont déjà pris la vitesse de croisière. Très belle ambiance de retrouvailles et de soutien sur tous les sites. Mais une ambiance qui peut se gâcher à tout moment faute d’un manque de vigilance ou de négligence du Comité d’organisation.
En effet depuis samedi dernier, nous constatons simplement l’absence d’ambulances sur les sites des compétitions, question de palier à toute situation d’accident d’un athlète sur le terrain.
Du Ruban Vert qui abrite le football féminin et surtout l’athlétisme, au gymnase et au stade de football du prytanée militaire qui abritent le basketball et le football, en passant par l’annexe d’Agondjé et le stade de Nzeng-Ayong, le constat est le même.
Seules quelques infirmiers sont visibles ici et là pour assurer un service minimum et qui se limite à quelques bandages ou autres remises de comprimés anti inflammatoires aux athlètes.

Faut-il attendre l’incident pour y penser ? Comment peut-on en arriver là ? Les services compétents ont-ils été saisis ? Tout porte à croire que cela n’aurait pas été fait car « il ne nous revient pas de nous déplacer pour la couverture sanitaire si nous ne sommes pas sollicités par les organisateurs. Nous sommes prêts à aller faire notre travail», nous a répondu un médecin du Samu qui a exigé l’anonymat.
Et comme un manquement n’arrive jamais seul, nos équipes de reportage ont passé toute la journée au Ruban Vert et ont vu des athlètes affamés. « Depuis la matin, nous ne buvons que de l’eau. Pourquoi n’ont-ils pas pensé aux sandwiches pour les athlètes et aux équipes d’encadrement ? J’ose espérer que le tir va vite être rectifié », a lancé un dirigeant qui a décidément aussi exigé l’anonymat.